GANSBAAI - Afrique du Sud (fév 2003)
Recherche Carcharodon Carcharias, désespérément ...
![]() |
|
Alors voilà, je m'étais dit
qu'aller à Cape Town et ses environs sans tenter de voir des Grands
Blancs, quand on est plongeur et photographe, c'était pas sérieux, même si
ce voyage n'était pas du tout orienté vers la plongée. Je n'avais
d'ailleurs pas emporté mon matos habituel, mais seulement le petit
numérique DSC-P9 (avec son caisson tout de même, au cas où ...)
Donc, lors de ce court séjour de 9 jours, qui devait nous conduire de Cape Town à Port Elizabeth, je programme un stop de deux nuits à Hermanus, petite station balnéaire à environ 2 heures de route au Sud-Est du Cap, mais surtout à 30mn de Gansbaai, la Mecque du "Great White Shark Diving". |
|||
![]() |
Partout des publicités alléchantes. Février est la plus mauvaise saison, moins de 50% de chances de voir des requins (en revanche, d'avril à juillet et de septembre à novembre, c'est plus de 80% de succès), mais bon, il faut être optimiste dans la vie. On allait bien voir...
Eh bien, on n'a rien vu !!!
Voilà tout de même l'aventure (résumée) en images.
|
||
|
Alors que les 3 premiers jours au Cap avaient été très ensoleillés, plus de 35°, pas un nuage, arrivée à Hermanus sous la grisaille. Seulement 26°, un très fort vent et une mer assez formée. Eau très fraiche (15-16°) ; on se dit que les blancs doivent préférer ça à la mer d'huile à 25°, donc moral OK. Rendez-vous à 8h30 le lendemain avec un gars de l'équipe de "Great White Shark Tours" ; pour ne pas perdre de temps à chercher le départ, on a préféré se faire transporter, bien que nous ayons une voiture de location. 30mn et nous arrivons à Gansbaai, le bateau nous attend (à terre !) un peu plus loin à Kleinbaai. |
![]() |
||
![]() |
Formalités usuelles, on décline identité, adresse, on signe la décharge (on est conscient que les bestiaux là dehors sont des animaux sauvages et on sait quels risques on prend ; surtout pas se retourner contre l'opérateur, qui fait ce qu'il peut pour assurer notre sécurité, bla bla) ... Classique, quoi ... Embarquement sur le Predator II, un cata à moteur puissant. Brian Mc Farlane nous accueille à bord et nous présente son équipage (deux marins). Nous, on est une petite dizaine : deux français, mon épouse et moi, 3 américains, 2 sud-africains et 2 anglais. On nous prévient que le trajet risque d'être "a little bumpy" (!)
|
||
![]() |
Rapide briefing, qui consiste surtout à
nous donner des conseils pour vomir aussi proprement que possible, c'est à
dire, sans salir le bateau (pas
dans les toilettes, pas contre le vent) ... optimiste, le Brian !.
20 mn de traversée mouvementée pour rejoindre Dyer Island, en effet, la houle est formée et la navigation est plutôt sportive, mais personne n'est malade, au contraire, on rigole plutôt, en se cramponnant comme on peut et en essayant de ne pas trop se faire tremper. |
|
|
|
Arrivée sur le spot, 3 autres bateaux sont là, dont un bateau de recherche scientifique. On nous explique les habitudes du Grand Blanc, on prépare les appâts, des bonites que l'on pend à une bouée en surface, du foie de requin (qui pue horriblement) qu'un marin broie à la main (le pauvre !) et répand dans l'eau, et un bébé phoque en mousse que l'on met à l'eau, accroché à un bout (j'ai pas fière allure avec mon bébé phoque ?!?).
|
![]() |
||
|
Et puis, on attend ...
Au bout de deux heures, toujours rien. Les bateaux sont en liaison radio pour se prévenir s'ils voient quelque chose. On change de lieu, car un bateau a aperçu un aileron, mais finalement, fausse alerte. |
|||
![]() |
Pour nous distraire, on s'approche de l'îlot aux
phoques : il y en a des milliers.
Mon épouse n'aime pas trop l'odeur.
Malheureusement, ils ne mettent pas la cage à l'eau à cet endroit, trop agité ; voir tous ces phoques batifoler sous l'eau m'aurait assez plu. |
![]() |
|
|
|
|
||
|
On retourne dans des eaux plus calmes pour déjeuner (sandwiches, chips, doritos, fruits, eau et soft drinks à volonté ; très abondant, on ne finira pas tout, et d'assez loin). Et l'attente reprend ... Pour être franc, on s'emmerde un peu, à se faire ballotter sans rien voir. Bercé, finalement, je m'endors ! Bref, vers 16h on décide que ça suffit et on rentre, d'autant que certains sont venus de Cape Town et qu'ils ont encore 2 heures de route à faire. Dommage. |
|
||
|
Brian est navré, il nous propose de revenir gratuitement quand on veut, dès le lendemain si on peut, sinon, n'importe quand, ou bien de rembourser 50%. Après consultation de mon épouse, qui n'était pas très chaude pour recommencer le lendemain sachant qu'il y avait de fortes chances de rentrer à nouveau bredouilles, on prend les 50% ...
Le Carcharodon Carcharias, ce sera pour une autre fois. |
|||
|
On s'est consolés avec les manchots ... |
|||
![]() |
![]() |
![]() |
|
|
... et les autruches ! Qu'elles soient attirées par les terres brûlées de l'intérieur ... |
|
|
|
|
|
... ou par la brise marine ! |
|
|
|
Ce que nous aurions pu voir (Brian dans ses oeuvres) :
Quelques adresses recommandables :
N.B. Toutes les photos présentées sont originales et ont été prises avec le petit numérique SONY DSC-P9. Les photos de Grand Blanc sont empruntées aux sites WEB des opérateurs cités. |